4 BILAN DE L’INITIATIVE M300 Selon les données du GBM, la période allant du 1ᵉʳ juillet 2023 au 28 février 2025 a été marquée par des avancées significatives en matière d’accès à l’électricité sur le continent africain. En effet, plus de 21 millions de personnes ont pu être raccordées à l’électricité grâce aux interventions et aux financements du GBM, traduisant l’impact concret des efforts déployés pour réduire la pauvreté énergétique. Cette dynamique positive devrait se poursuivre au cours des prochaines années, les projets en cours d’exécution ou en préparation ayant pour ambition de porter le nombre total de bénéficiaires à 300 millions de personnes en Afrique sub- saharienne d’ici 2030. S’agissant plus spécifiquement des pays du Groupe Afrique II, les engagements financiers du GBM effectués dans le cadre de cette initiative s’élèvent à 1,2 milliard USD sur la période couvrant les exercices 2024 et 2025, illustrant l’importance accordée à ce groupe de pays dans la mise en œuvre de la stratégie énergétique de l’institution. Par ailleurs, depuis le lancement de l’initiative « Mission 300 », visant à accélérer l’accès universel à l’électricité en Afrique, les pays du Groupe Afrique II occupent une place de premier plan. Sur les 29 pays africains bénéficiaires ayant élaboré des « Pactes nationaux pour l’énergie », 14 appartiennent au Groupe Afrique II, à savoir : le Bénin, le Cameroun, la République du Congo, la République démocratique du Congo, l’Union des Comores, la Côte d’Ivoire, la Guinée, Madagascar, la Mauritanie, le Niger, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, le Tchad, et le Togo . Les quatorze pactes nationaux pour l’énergie signés par ces pays constituent un cadre stratégique structurant, destiné à accélérer les réformes sectorielles, mobiliser les investissements publics et privés et renforcer les capacités institutionnelles, en vue d’assurer un accès universel, fiable et durable à l’électricité. Pour les pays concernés, ces engagements cumulés visent à permettre à environ 187,3 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité d’ici 2030, un objectif ambitieux dont la réalisation nécessite un volume d’investissements estimé à 104,3 milliards USD. La structure de financement présentée dans le graphique ci-après met en évidence une contribution majoritaire du secteur privé, représentant 54 % du total des besoins d’investissement, contre 38 % pour le secteur public. Cette répartition reflète une orientation stratégique fondée sur la mobilisation accrue des capitaux privés afin de compléter les ressources publiques limitées. Dans ce contexte, la réussite des pactes énergétiques reposera de manière déterminante sur la mise en œuvre effective de réformes politiques, institutionnelles et réglementaires crédibles visant à améliorer la viabilité financière du secteur, renforcer la gouvernance et créer un environnement propice aux investissements. Conformément à l’approche de mobilisation maximale des financements pour le développement, la mobilisation du capital privé, appuyée par des instruments de financement concessionnel et de partage des risques, constitue un levier essentiel pour accélérer l’accès à l’électricité, soutenir le développement du secteur privé local, favoriser la création d’emplois et promouvoir une croissance inclusive et durable. À cet égard, le Bureau de l’Administrateur, conformément à son plan stratégique 2025-2026, poursuivra son plaidoyer en faveur d’une mobilisation accrue, stratégique et coordonnée des ressources concessionnelles, notamment de l’IDA afin de catalyser les investissements, d’atténuer les risques et d’accompagner les pays du Groupe dans l’atteinte de leurs objectifs d’électrification universelle. E N E R G I E
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