3 CONDITIONS D’ACCÈS AUX FINANCEMENTS Les conditions d’éligibilité et d’accès aux financements de M300 reposent essentiellement sur quatre critères clés : Engagements des pays bénéficiaires ‣ Adopter un Pacte Énergétique National : Les pays doivent élaborer et soumettre un “Pacte énergétique national” (National Energy Compact) qui détaille la stratégie, les réformes et les besoins d’investissement pour accroître l’accès à l’énergie. Ces pactes servent de feuille de route pour les engagements financiers des partenaires publics et privés. ‣ Mettre en œuvre des réformes structurelles : les gouvernements doivent s’engager à moderniser leur politique énergétique (régulation, tarification, intégration des énergies renouvelables, transparence) afin de rendre les projets plus attractifs pour les investisseurs. Mobilisation des financements publics et concessionnels ‣ Les pays doivent être capables de mobiliser une part significative de financements publics nationaux et de ressources concessionnelles par l’intermédiaire des partenaires techniques et financiers. ‣ Une coordination active avec tous les partenaires, y compris les banques multilatérales de développement et les philanthropes, est exigée. Participation du secteur privé ‣ Les gouvernements doivent démontrer une stratégie permettant au secteur privé d’investir dans la génération, la transmission et la distribution d’énergie. Critères techniques et de développement ‣ Contribuer à l’augmentation de l’accès à l’électricité pour les populations mal desservies. ‣ Promouvoir des énergies durables et renouvelables (mini-réseaux solaires, solutions hors réseau, etc.). ‣ Montrer une viabilité environnementale, sociale et économique selon les normes internationales. ‣ Être aligné sur les stratégies nationales et les pactes énergétiques des pays participants. MÉCANISME DE FINANCEMENT ‣ L’objectif est de mobiliser plus de 100 milliards USD d’ici 2030 grâce à des financements publics, privés et philanthropiques. ‣ Le GBM prévoit de mobiliser 30 milliards USD d’ici 2030 via ses instruments existants, l’Association Internationale de Développement (IDA) et son appui technique ; la Banque africaine de développement (BAD) contribuera à hauteur de 18 milliards USD à travers le Fonds africain de développement (FAD) et Africa50. ‣ Le secteur privé est sollicité pour investir plus de 50 milliards USD grâce à des garanties, cofinancements, financements mixtes et l’intégration des marchés régionaux d’électricité. ‣ Les plateformes catalytiques et philanthropiques devraient apporter 5 à 10 milliards USD, avec des soutiens attendus d’entités telles que l'Alliance mondiale pour l'énergie au service des populations et de la planète (GEAPP) et les fondations Rockefeller, IKEA et Bezos Earth Fund pour financer des projets et réformes énergétiques. ‣ D’autres institutions financières internationales, notamment l’Agence française de développement (AFD), la Banque islamique de développement (BID), la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB) et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, ont également annoncé leur participation financière.
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